Contrôler son cholestérol à Écublens
Le Dr Vincent Arzul vous reçoit pour un bilan, avec prise de sang au cabinet, puis assure le suivi de votre traitement si nécessaire.
Le cholestérol fait partie de ces problèmes de santé qui ne se voient pas et ne se sentent pas. On peut avoir un taux élevé pendant des années sans le moindre symptôme, jusqu'au jour où survient un infarctus ou un accident vasculaire cérébral. C'est précisément pour cette raison qu'il mérite d'être dépisté et, si nécessaire, suivi régulièrement.
La bonne nouvelle, c'est qu'un cholestérol élevé se soigne bien. Des changements d'habitudes de vie, parfois associés à un traitement, permettent de réduire nettement le risque de maladie cardiovasculaire. Ce guide du cabinet médical MEDERI d'Écublens explique ce qu'est le cholestérol, comment on le mesure, comment on évalue le risque, quels traitements existent et comment se passe le suivi chez votre médecin de famille, pour les patient(e)s d'Écublens et de l'Ouest lausannois.
Le cholestérol, c'est quoi ?
Le cholestérol n'est pas un ennemi en soi. C'est une graisse indispensable à l'organisme, qui entre dans la composition des cellules et la fabrication de certaines hormones. Il est en grande partie produit par le foie, le reste venant de l'alimentation. Pour circuler dans le sang, il est transporté par des particules appelées lipoprotéines.
Le problème apparaît lorsqu'il y en a trop dans le sang, en particulier sous forme de LDL. L'excès se dépose alors progressivement dans la paroi des artères, formant des plaques d'athérome. Avec les années, ces plaques rétrécissent les artères et peuvent se rompre, provoquant la formation d'un caillot : c'est le mécanisme de l'infarctus du myocarde et de nombreux AVC.
| Valeur mesurée | Ce qu'elle représente | Ce qu'on recherche |
|---|---|---|
| LDL-cholestérol | Le « mauvais » cholestérol, qui se dépose dans les artères | Le plus bas possible, selon votre niveau de risque |
| HDL-cholestérol | Le « bon » cholestérol, qui aide à éliminer l'excès | Un taux suffisant |
| Cholestérol total | L'ensemble du cholestérol sanguin | À interpréter avec le LDL et le HDL |
| Triglycérides | Autres graisses du sang, liées à l'alimentation et à l'alcool | Un taux modéré |
D'où vient un cholestérol élevé ?
Le plus souvent, un cholestérol élevé résulte d'une combinaison de facteurs : une prédisposition génétique, une alimentation riche en graisses saturées et en produits transformés, le manque d'activité physique, le surpoids, et l'âge. Certaines maladies peuvent aussi l'augmenter, comme un fonctionnement ralenti de la thyroïde, un diabète mal équilibré ou une maladie des reins, de même que certains médicaments.
Dans certaines familles, le cholestérol est très élevé dès le jeune âge, en raison d'une anomalie génétique appelée hypercholestérolémie familiale. Elle expose à des maladies cardiovasculaires précoces, parfois avant 50 ans. Si plusieurs membres de votre famille ont eu un infarctus ou un AVC jeunes, ou ont un cholestérol très élevé, parlez-en à votre médecin : un dépistage des proches, y compris des enfants, peut être utile.
Le dépistage : une simple prise de sang
Le cholestérol se mesure par une prise de sang, appelée bilan lipidique. Au cabinet d'Écublens, elle est réalisée sur place, sans passer par un laboratoire. Selon les cas, on peut vous demander de venir à jeun ou non : suivez les consignes données lors de la prise de rendez-vous.
Chez l'adulte, un premier contrôle est recommandé, puis répété à un rythme qui dépend de votre niveau de risque. En cas d'antécédents familiaux, de diabète, d'hypertension, de tabagisme ou de surpoids, un contrôle plus régulier est conseillé. Le bilan lipidique s'inscrit souvent dans un bilan de santé plus large, qui comprend aussi la mesure de la tension et de la glycémie.
Évaluer son risque cardiovasculaire global
Un taux de cholestérol ne se lit jamais seul. Deux personnes ayant exactement le même résultat peuvent avoir des risques très différents selon leur âge, leur sexe, leur tension, leur consommation de tabac, la présence d'un diabète et leurs antécédents familiaux. C'est pourquoi le médecin évalue votre risque cardiovasculaire global, à l'aide de scores reconnus qui estiment la probabilité de faire un infarctus ou un AVC dans les années à venir.
Cette évaluation détermine la suite : simple conseil sur les habitudes de vie, contrôle rapproché ou traitement médicamenteux, et l'objectif de cholestérol à atteindre. Plus le risque est élevé, plus l'objectif est ambitieux. Les personnes ayant déjà eu un infarctus ou un AVC, ou atteintes de certaines maladies, sont considérées à très haut risque et bénéficient d'un traitement plus intensif.
Faites le point : cochez ce qui vous concerne.
Plus vous cochez de cases, plus il est important de faire contrôler votre cholestérol et d'en parler avec votre médecin. Ce test n'est qu'un repère et ne remplace pas l'évaluation médicale.
Votre dernier contrôle date de plusieurs années ?
Faire le pointLe traitement commence dans l'assiette et dans les baskets
Les habitudes de vie sont la base de tout traitement du cholestérol, avec ou sans médicament. Choisissez un levier.
Une alimentation de type méditerranéen
Plus de légumes, de fruits, de légumineuses, de céréales complètes et de poisson ; des huiles végétales comme l'huile d'olive ou de colza ; une poignée de noix ; moins de charcuterie, de viande grasse, de fritures, de pâtisseries et de produits ultra-transformés. Ce n'est pas un régime, c'est une façon de manger durable.
Bouger régulièrement
L'activité physique augmente le bon cholestérol, aide à baisser les triglycérides et protège le cœur. L'objectif : au moins deux heures et demie d'activité modérée par semaine, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, réparties sur plusieurs jours.
Arrêter de fumer
Le tabac abîme les artères et multiplie le risque cardiovasculaire. Arrêter de fumer est l'une des mesures les plus efficaces pour protéger son cœur, quel que soit son taux de cholestérol. Votre médecin peut vous accompagner.
Viser un poids plus sain
Perdre quelques kilos en cas de surpoids, en particulier autour de la taille, améliore le profil lipidique, la tension et la glycémie. Une perte modeste et durable vaut mieux qu'un régime strict abandonné.
Modérer l'alcool
Une consommation excessive d'alcool augmente les triglycérides et la tension. Mieux vaut la limiter et garder des jours sans alcool dans la semaine.
Ces changements font baisser le cholestérol de façon modérée, mais ils agissent sur l'ensemble du risque cardiovasculaire : tension, glycémie, poids, forme physique. Ils sont donc utiles pour tout le monde, y compris pour les personnes qui prennent un traitement. Le stress chronique et le manque de sommeil jouent aussi un rôle ; voir notre guide burnout et épuisement.
Au quotidien : des échanges simples dans l'assiette
Changer son alimentation ne veut pas dire tout bouleverser. Quelques échanges réguliers suffisent souvent à faire la différence sur la durée :
- Beurre → huileCuisiner à l'huile d'olive ou de colza plutôt qu'au beurre ou à la crème.
- Charcuterie → légumineusesLentilles, pois chiches, haricots, plusieurs fois par semaine.
- Viande rouge → poissonDu poisson, notamment gras, une à deux fois par semaine.
- Pain blanc → completCéréales complètes, riches en fibres qui aident à réduire le cholestérol.
- Biscuits → noix et fruitsUne petite poignée de noix ou d'amandes pour la collation.
- Plats préparés → fait maisonMoins de graisses cachées, de sel et de sucre.
- Fromage tous les jours → avec modérationLe plaisir reste permis, en portions raisonnables.
- Sodas → eauLes boissons sucrées favorisent les triglycérides et le surpoids.
L'essentiel est la régularité. Une alimentation équilibrée la plupart du temps compte bien davantage qu'un écart occasionnel. Si vous avez du mal à changer vos habitudes, votre médecin peut vous orienter vers une diététicienne, dont les consultations peuvent être prises en charge sur prescription dans certaines situations.
Les traitements médicamenteux
Quand un médicament est-il nécessaire ?
Lorsque les habitudes de vie ne suffisent pas à atteindre l'objectif, ou d'emblée lorsque le risque cardiovasculaire est élevé, le médecin propose un traitement médicamenteux. La décision se prend ensemble, en tenant compte du bénéfice attendu, de vos préférences et de vos autres traitements.
Les statines
Les statines sont le traitement de référence. Elles réduisent la production de cholestérol par le foie et font nettement baisser le LDL. Elles font partie des médicaments les plus étudiés au monde, et leur efficacité pour prévenir les infarctus et les AVC est solidement démontrée. Elles sont en général bien tolérées. Des douleurs musculaires peuvent survenir chez certaines personnes : si c'est votre cas, parlez-en à votre médecin, qui pourra adapter la dose ou changer de molécule. N'arrêtez pas le traitement de vous-même.
Les autres traitements
D'autres médicaments peuvent être associés ou substitués aux statines lorsque l'objectif n'est pas atteint ou en cas d'intolérance : traitements qui réduisent l'absorption du cholestérol dans l'intestin, ou traitements plus récents réservés aux situations particulières, comme l'hypercholestérolémie familiale ou le très haut risque, souvent en lien avec un spécialiste.
Un traitement au long cours
Le traitement du cholestérol est généralement poursuivi au long cours : à l'arrêt, le cholestérol remonte dans la plupart des cas. Prendre son traitement régulièrement, chaque jour, est la clé de son efficacité. En cas de doute, d'oubli fréquent ou d'effet indésirable, parlez-en à votre médecin.
Le suivi chez votre médecin de famille
Le bilan initial
Entretien, examen, mesure de la tension, prise de sang au cabinet et évaluation du risque cardiovasculaire global.
La décision
Choix d'un objectif adapté à votre risque, conseils sur les habitudes de vie et, si nécessaire, début d'un traitement.
Le contrôle
Quelques semaines après le début ou la modification d'un traitement, une nouvelle prise de sang vérifie l'efficacité et la tolérance.
Le suivi régulier
Une fois l'objectif atteint, des contrôles espacés, souvent annuels, associés au suivi de la tension, de la glycémie et du poids.
Le cholestérol est rarement isolé : il s'accompagne souvent d'une hypertension, d'un diabète ou d'un surpoids. Le médecin de famille prend en charge l'ensemble de ces facteurs, car c'est leur combinaison qui détermine le risque. Pour en savoir plus, lisez notre guide hypertension et diabète à Écublens. Pour un renouvellement de traitement ou la discussion de résultats, une téléconsultation est souvent possible.
Les idées reçues sur le cholestérol
| Idée reçue | Ce qu'il en est |
|---|---|
| « Je suis mince, je ne peux pas avoir de cholestérol. » | Faux. Le cholestérol dépend en grande partie de la génétique ; des personnes minces peuvent avoir un taux élevé. |
| « Je me sens bien, donc tout va bien. » | Le cholestérol ne donne aucun symptôme : seule une prise de sang permet de le savoir. |
| « Il suffit d'arrêter les œufs. » | Le cholestérol alimentaire joue un rôle limité ; ce sont surtout les graisses saturées et le mode de vie qui comptent. |
| « Une fois le taux normalisé, j'arrête le traitement. » | À l'arrêt, le cholestérol remonte en général. Toute modification se décide avec le médecin. |
| « Les statines sont dangereuses. » | Ce sont des médicaments très étudiés, au bénéfice démontré. Les effets indésirables existent mais se gèrent avec le médecin. |
Situations particulières
Les femmes
Avant la ménopause, les femmes sont relativement protégées par leurs hormones. Après la ménopause, le cholestérol a tendance à augmenter et le risque cardiovasculaire rejoint progressivement celui des hommes. Un contrôle à cette période est utile. Pendant la grossesse, le cholestérol augmente naturellement, et la plupart des traitements sont suspendus : parlez-en à votre médecin.
Les seniors
Chez les personnes âgées, le traitement du cholestérol se discute au cas par cas, en tenant compte de l'état de santé général, des autres traitements et des souhaits du patient(e). Le médecin de famille, qui connaît l'ensemble du dossier, est le mieux placé pour adapter la prise en charge. Pour les patient(e)s qui ne peuvent plus se déplacer, le suivi peut aussi se faire lors de visites à domicile.
Les jeunes et les enfants
En cas d'hypercholestérolémie familiale connue, un dépistage chez les enfants permet d'agir tôt, par l'hygiène de vie et parfois un traitement, pour protéger leurs artères sur le long terme.
Protéger son cœur, au-delà du cholestérol
Le cholestérol n'est qu'une pièce du puzzle. Pour protéger efficacement son cœur et ses artères, il faut agir sur l'ensemble des facteurs de risque : surveiller sa tension, équilibrer un éventuel diabète, ne pas fumer, bouger, manger équilibré, dormir suffisamment et gérer son stress. Votre médecin de famille vous accompagne dans cette approche globale, au fil des années. Et pour les conducteurs de 75 ans et plus, la bonne santé cardiovasculaire est aussi évaluée lors du contrôle médical du permis de conduire.
Reconnaître une urgence cardiovasculaire
Appelez immédiatement le 144 en cas de :
- douleur ou oppression dans la poitrine, pouvant irradier dans le bras, la mâchoire ou le dos ;
- essoufflement brutal, sueurs, malaise ;
- visage qui se déforme, bras ou jambe qui ne répond plus, trouble de la parole ou de la vision.
Votre médecin à Écublens et dans l'Ouest lausannois
Le cabinet médical MEDERI d'Écublens accueille les patient(e)s de tout l'Ouest lausannois : Écublens, Saint-Sulpice, Chavannes-près-Renens, Renens, Crissier, Bussigny, Échandens ; voir votre médecin à Écublens depuis les communes voisines. Le Dr Vincent Arzul assure le dépistage et le suivi du cholestérol, avec prise de sang au cabinet. Il accepte de nouveaux patient(e)s ; voir nouveaux patient(e)s à Écublens.
1024 Écublens
Me 8h–17h · Je fermé
Parking · Ascenseur
Retrouvez tous nos conseils dans le guide santé Écublens.
Le cabinet médical MEDERI d'Écublens
Depuis 40 ans à la Route du Bois, le cabinet médical MEDERI d'Écublens accompagne ses patient(e)s dans la prévention et le suivi des maladies cardiovasculaires. Rendez-vous en ligne via OneDoc ou au 021 691 87 22.
Prendre rendez-vousCholestérol à Écublens : questions fréquentes
Le cholestérol donne-t-il des symptômes ?
Non. Un cholestérol élevé ne se sent pas. Il ne se découvre que par une prise de sang, d'où l'importance du dépistage.
À partir de quel âge faut-il contrôler son cholestérol ?
Chez l'adulte, un premier contrôle est recommandé, puis répété selon le niveau de risque. En cas d'antécédents familiaux de cholestérol élevé ou de maladie cardiaque précoce, un contrôle plus précoce est utile, parfois dès l'enfance.
Faut-il être à jeun pour doser le cholestérol ?
Pas toujours. Dans de nombreux cas, le bilan peut se faire sans être à jeun. Le cabinet vous indique les consignes à suivre lors de la prise de rendez-vous.
Quelle est la différence entre bon et mauvais cholestérol ?
Le LDL, dit mauvais cholestérol, se dépose dans la paroi des artères. Le HDL, dit bon cholestérol, aide à évacuer l'excès de cholestérol vers le foie. C'est surtout le LDL qu'il faut surveiller et faire baisser.
Quelle valeur de cholestérol faut-il viser ?
Il n'y a pas de valeur unique : l'objectif dépend de votre risque cardiovasculaire global. Votre médecin le calcule en tenant compte de l'âge, de la tension, du tabac, du diabète et des antécédents, et fixe avec vous une cible adaptée.
Les statines sont-elles dangereuses ?
Les statines sont parmi les médicaments les plus étudiés. Elles réduisent nettement le risque d'infarctus et d'AVC chez les personnes à risque. Des douleurs musculaires sont possibles ; si vous en ressentez, parlez-en à votre médecin plutôt que d'arrêter seul le traitement.
Peut-on faire baisser son cholestérol sans médicament ?
Souvent oui, en partie, grâce à l'alimentation, à l'activité physique et à la perte de poids. Mais chez les personnes à risque élevé ou avec un cholestérol d'origine génétique, un traitement médicamenteux est souvent nécessaire en plus.
Le traitement est-il à vie ?
Le plus souvent, oui : le cholestérol remonte en général à l'arrêt du traitement. Votre médecin réévalue régulièrement l'indication et la dose.
Où faire contrôler son cholestérol à Écublens ?
Au cabinet médical MEDERI d'Écublens, Route du Bois 17, où la prise de sang se fait sur place. Rendez-vous en ligne via OneDoc ou au 021 691 87 22.
Peut-on faire le suivi en téléconsultation ?
Pour discuter des résultats ou renouveler un traitement stable, oui. Le contrôle de la tension et la prise de sang se font au cabinet.
En conclusion
Le cholestérol ne se sent pas, mais il se dépiste facilement et se traite efficacement. Une prise de sang, une évaluation de votre risque global, des habitudes de vie adaptées et, si nécessaire, un traitement bien suivi suffisent à protéger durablement votre cœur et vos artères. À Écublens et dans l'Ouest lausannois, le cabinet médical MEDERI vous accompagne, du premier bilan au suivi régulier.









